Deux personnes regardent des œuvres d'art représentant des voitures dans une galerie d'art

Démarche Artistique

Une exploration contemporaine de la mémoire automobile.

Introduction

La culture populaire ne se contente pas de divertir, elle façonne nos perceptions.

La génération 90-2000, dont je fais partie, a grandi à travers les films, jeux vidéos, jouets, musiques et récits qui forment un imaginaire commun traversant les époques, et deviennent des hymnes générationnels.

Vue d'une rue de nuit dans un jeu vidéo, avec deux voitures, une en avant noire et une en arrière jaune, et des bâtiments illuminés.

Certaines ambiances, venues du virtuel, semblent faire partie de notre mémoire.

Pour moi, le facteur commun est l’automobile, que l’on soit passionné ou non, c’est un déclencheur des souvenirs réels ou imaginés.

Mes travaux explorent cet entre‑deux, souvenir, fiction et réalité et comment l’automobile peut porter cette mémoire collective.

Écran principal du jeu vidéo Need for Speed: Underground 2 avec une voiture de course verte et noire. Menu en haut avec options de circulation et de course.

Un langage universel

Pour ma génération, une partie de l’imaginaire automobile s’est construite à travers la pop culture, notamment japonaise et hollywoodienne.

Des univers devenus cultes ont créé des icônes comme Fast & Furious, GTA Vice City, Retour vers le futur, Initial D, Gran Turismo, Need for Speed Underground 2 ou Midnight Club et bien plus encore.

Ce goût pour la nuit, la lueur artificielle et la course automobile a notamment été influencée par la pop culture japonaise, en façonnant notre regard sur la voiture comme devenant une extension de soi.

Aujourd’hui, cet héritage se voit dans la manière dont nous concevons la mobilité contemporaine et comment l’automobile est devenu un langage universel qui traverse générations.

Voiture noire modifiée avec capot relevé, illuminée par des lumières violettes, stationnée dans une zone urbaine la nuit, sur une route avec une flèche blanche pointant vers la gauche.

Réminiscence personnelle

s années plus tard, lors d’un rassemblement automobile nocturne, j’ai éprouvé une sensation étrange : celle d’avoir déjà vécu cette scène, au travers d’un souvenir hybride de film comme Fast & Furious Tokyo Drift et de Need for Speed Underground 2.

Les lumières, les voitures, l’atmosphère… tout semblait étrangement familier.

Comme si le réel venait soudain rejoindre un souvenir issu d’un monde virtuel. Ce moment a marqué un véritable basculement dans mon regard.


Je me suis demandé ce qu’il se passerait si ces souvenirs pouvaient être matérialisées dans le réel.

De cette intuition est née la série Night Car Studio.

Une voiture de course verte roulant dans une rue illuminée avec des bâtiments décorés de lumières colorées et des lanternes suspendues, dans un environnement urbain nocturne futuriste.

« Nous sommes nostalgiques d’univers et d’époques que nous avons seulement imaginées. »

En explorant ce sentiment qui me traversait, j’ai commencé à mener des recherches pour tenter de le comprendre. Je suis alors tombé sur les travaux de Svetlana Boym, The Future of Nostalgia”, où elle analyse la manière dont la nostalgie façonne notre rapport au passé.

Ce que je ressentais correspond à ce que l’on appelle aujourd’hui l’anemoia : une nostalgie pour un monde que l’on n’a pourtant jamais vécu.

Ici, la notion de « monde » peut désigner une époque précise, avec ses codes, ses objets et ses esthétiques, mais aussi un univers fictionnel façonné par le cinéma, les jeux vidéo ou la musique.

Svetlana distingue ainsi deux formes de nostalgie :

  • La nostalgie restauratrice, qui cherche à reconstruire le passé tel qu’il était

  • La nostalgie réflexive, qui contemple le passé, le réinterprète et joue avec ses traces.

C’est dans cette seconde approche que j’ai compris où s’inscrivait mes travaux.

Un homme ajuste une caméra sur un trépied dans un atelier ou un lieu de travail, avec une femme en arrière-plan.

Le début d’une quête

En observant ma génération, j’ai constaté une nostalgie partagée : la fin du XXe siècle a vu naître une transition entre des identités visuelles marquées et une modernité minimaliste et rapide.

Dans ce mouvement, formes, couleurs et imaginaires s’effacent. Le présent va trop vite, on se tourne vers des images offrant des repères.

Pour moi, l’automobile est devenu cet ancrage. Au-delà de sa fonction, elle condense le design, les récits et les cultures d’une époque. Quand certains véhicules disparaissent ou deviennent inaccessibles, ils basculent dans le mythe.

Mon travail est une sauvegarde : chaque image conserve un imaginaire visuel en voie de disparition.

Les voitures peuvent être hors d’atteinte, mais les rêves qu’elles portent sont communs.

Avec la série Night Car Studio, je réactive et partage ces imaginaires, les rendant tangibles, et créant un pont sensible entre réel et fictionchacun peut projeter souvenirs et émotions.

Processus artistique

Une personne en hoodie noir avec un logo Nightcar sur le dos, debout sur la ligne de course d'un circuit, tenant un drapeau en l'air, derrière une maquette de voiture de course noire avec pneus Goodyear, sous un ciel nocturne.

Immersion nocturne

Chaque œuvre débute par une phase d’immersion complète autour du véhicule.
La prise de vue s’effectue exclusivement de nuit, dans un environnement choisi pour sa charge visuelle et symbolique.

L’éclairage est construit manuellement afin de révéler les lignes, et la présence du modèle, tout en isolant le véhicule de son contexte immédiat. Cette étape permet de sortir l’objet de sa fonction pour l’inscrire dans un espace narratif et sensible.

Les compositions intègrent parfois des détails cachés pour en renforcer le sens et la personnalité.

Détail de l'arrière d'une voiture blanche avec le nom 'Supra' écrit et des feux arrière rouges, oranges et clairs.

Construction de l’image

À partir de 20 à 40 clichés si ce n’est plus, une sélection rigoureuse est opérée.

Chaque image est ensuite assemblée numériquement pour recomposer une vision unifiée, fidèle à l’intention initiale mais affranchie de la simple captation photographique.

  • Maîtrise des reflets

    Sculpte la lumière,

  • Faire émerger une image hors du temps.

Environ 30 à 50 heures de travail par œuvre.

Un homme dans un atelier de production d'affiches suspend une grande affiche représentant une voiture de sport colorée, avec un fond urbain éclairé, dans une machine à imprimer.

Impression d’Art

L’œuvre finale est matérialisée par une impression pigmentaire Fine Art, pensée comme une forme définitive et durable.

Les supports et procédés sont choisis pour leur capacité à restituer la profondeur des noirs, la subtilité des couleurs et la richesse des détails, tout en garantissant une conservation muséale.

Chaque tirage devient ainsi une présence autonome, conçue pour traverser le temps.

Ce rendu offre une expérience visuelle, sensorielle et émotionnelle profonde.

Deux personnes regardent des œuvres d'art représentant des voitures dans une galerie.

Expositions

L’œuvre finale est matérialisée par une impression pigmentaire Fine Art, pensée comme une forme définitive et durable.

Les supports et procédés sont choisis pour leur capacité à restituer la profondeur des noirs, la subtilité des couleurs et la richesse des détails, tout en garantissant une conservation muséale.

Chaque tirage devient ainsi une présence autonome, conçue pour traverser le temps.

Ce rendu offre une expérience visuelle, sensorielle et émotionnelle profonde.

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